Quoi faire ?

4 idées reçues sur « l’après traitement » et autant de bonnes raisons pour soutenir un proche dans la durée

Soutien après traitement

Lorsqu’un proche vient de faire face à la maladie et que ses traitements sont finis, nous ne pouvons que nous en réjouir ! Cependant certaines idées reçues peuvent engendrer un détachement de l’entourage… Quelles sont-elles ? Pourquoi le soutien dans la durée est-il si important ? La réponse en 4 points :

 « Les traitements sont terminés, quel soulagement tout est fini ! »

Oui, effectivement, le marathon du quotidien est bel et bien terminé. Une sacrée bataille a été remporté, mais ce n’est pas pour autant fini ! De nombreux traitements nécessitent un suivi pendant de longs mois voir des années. Il est donc important de se renseigner sur les prochaines échéances de « check-up » pour être également présent à ces moments là. En effet, la maladie est souvent vécue comme une épée de Damoclès et repasser des batteries d’examens engendrera toujours du stress.

Le soutien de l’entourage est donc encore bien indispensable après la fin des traitements 😉

« Tu dois avoir un super moral maintenant ! »

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la période de « l’après traitement » n’est pas toujours si simple à vivre pour un patient. Jusqu’alors, les journées étaient bien remplies entre les nombreux rendez-vous médicaux, toute l’énergie nécessaire pour y faire face et les visites de l’entourage. Soudain, le tourbillon dans lequel le patient se trouvait s’arrête. Il peut alors avoir l’impression d’être laissé tombé voir même abandonné. Une dépression plus ou moins prononcée peut alors s’installer.

En tant que proche il faut donc avoir conscience de cette éventualité, continuer d’être présent et lui apporter du réconfort, même si vous pensez que ce n’est plus forcément nécessaire !

 « Fatigué(e) ? mais non enfin tu es guéri(e) maintenant tout va bien ! »

Le patient a besoin de temps pour sortir de sa maladie, retrouver une autre image de lui-même et récupérer de l’énergie, tant au niveau physique que psychologique. En effet,  la personne peut rester marquée par la dureté des traitements qui engendrent certains troubles comme la fatigue. Elle peut prendre des aspects divers :  un coup de fatigue brutal, l’incapacité de veiller ou de se lever tôt. Elle est d’autant plus mal vécue qu’elle est souvent méconnue, minimisée ou ignorée par les proches et peut durer plusieurs mois.

Il faut donc comprendre que le patient peut se sentir encore fatigué, lui laisser du temps et pourquoi pas lui proposer des activités qui lui permettraient de faire le plein d’énergie 😉

 « Super ! Tu vas pouvoir enfin reprendre ta vie d’avant ! »

Il arrive souvent que les patients remettent en cause des aspects de leur vie, alors que leurs proches désirent avant tout que la vie redevienne comme avant. Ils peuvent être inquiets de certains changements de vie auxquels le patient aspire. Le patient quant à lui peut se sentir bousculé, tout en se culpabilisant de ne pas parvenir à être comme avant la maladie. Il est important d’accepter que cette réadaptation prenne du temps. Pour la personne malade, les choses ne seront désormais plus tout à fait comme avant.

Ne vous imaginez donc pas que la maladie est terminée, que tout va pour le mieux et que la vie reprend comme avant, car vous risquez de provoquer un repli du patient sur lui-même dû à cette sensation d’incompréhension. Restez présent, ouvert, sans sollicitude exagérée toutefois. Et si votre proche veut complètement changer de vie ? Ecoutez le et soyez patient 😉