Quoi faire ?

Comment éviter que ses relations avec un proche malade se distendent ?

Traverser la maladie est une épreuve pour tous qui perturbe les relations entre le patient et les membres de son entourage. Alors que certaines relations en sortiront plus fortes et plus soudées que jamais, d’autres malheureusement se distendront. Si habituellement, l’affection et l’attention permettent de dépasser ces moments douloureux, certaines réactions peuvent conduire à des impasses. C’est pourquoi aujourd’hui nous souhaitons en parler et essayer de vous donner quelques clés pour y faire face 😉

Ne pas laisser s’installer le silence

Certains patients vont avoir du mal à parler de la maladie. Ce silence peut devenir pesant et douloureux. En tant que proche, il faut savoir respecter ce silence, mais tout en laissant entendre que l’on est présent. Pour éviter qu’une situation de non-dit s’installe et que chacun reste muré dans ses peurs (ce qui accroit la solitude), il est important de toujours laisser la porte ouverte à toute communication et d’instaurer un dialogue authentique.

Oser exprimer sa peur

Exprimer ses sentiments, lancer des perches sont autant d’invitations au dialogue, au partage et renforcent le sentiment de soutien perçu. De plus, discuter de ce que l’on ressent, des besoins de chacun permet d’éviter les malentendus et de trouver un nouvel équilibre. Il est en effet possible de parler de ses angoisses avec son proche malade mais en maitrisant ses émotions et en ayant toujours une attitude rassurante sur le fait que vous serez à ses côtés tout au long de l’épreuve. En tant que proche, parler de sa peur permet aussi de l’atténuer. On connait l’effet libérateur et calmant d’un entretien avec quelqu’un à qui confier ses soucis et ses angoisses (une autre personne de son entourage ou un professionnel de santé). Exprimer ce que l’on ressent permet que les émotions comme la tristesse, la douleur et la colère s’accumulent moins.

Accepter les pleurs

Il est normal d’avoir envie de pleurer. Oser pleurer n’est néfaste ni pour le patient, ni pour son entourage. Bien souvent, extérioriser son angoisse permet d’aller mieux après. Chacun peut ainsi tenter de comprendre et accepter les réactions des uns et des autres, même si elles sont un peu vives. Accepter les pleurs est donc important, mais toujours en gardant une attitude bienveillante qui facilite la communication.

Enfin, ne pas se vexer de certaines réactions

Il peut arriver que la personne malade ne réponde pas aux messages, qu’elle ait parfois des réactions un peu vives voir même agressives… Ces réactions sont souvent indépendantes de sa volonté mais le fruit de l’angoisse, de la fatigue et des effets secondaires des traitements. Il est alors important de ne jamais se vexer, d’être patient et de toujours laisser sa porte ouverte !